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Kaamelott est une série télévisée de fantasy historique créée par Alexandre Astier, Alain Kappauf et Jean-Yves Robin et diffusée entre le 3 janvier 2005 à la télévision et le date 30 octobre 2009 à la télévision sur M6.

De plus en plus populaire depuis 2006, la série s’inspire de la légende arthurienne et apporte une vision décalée de la légende en présentant un roi Arthur qui peine à la hauteur de la tâche que les Dieux lui ont confiée. Entourés de chevaliers de la Table ronde passablement incompétents, confronté à la chute de l’Empire romain et aux incessantes incursions barbares, il doit encore trouver le Saint Graal.

Comique dans ses premières saisons, la série commence à prendre une tournure un peu plus orientée comédie dramatique à partir du livre IV, avant de basculer plus significativement dans le dramatique lors de la suivante. Au cours de cette évolution, la série a étendu la durée de ses épisodes, passant d'un format shortcom à une durée plus longue, atteignant les trois quarts d'heure dans sa sixième et ultime saison.

Synopsis Modifier

Voir Histoire de Kaamelott

Ve siècle, île de Bretagne (province romaine)|Bretagne. Alors que l’Empire romain s’effondre et que le christianisme s’impose peu à peu face aux dieux païens, le royaume de Kaamelott s’organise autour de son souverain, le roi Arthur ; entouré de ses fidèles chevaliers, il s’attelle à la mission que les Dieux lui ont confié : rechercher le Saint Graal.

Mais cette quête s’annonce plus que difficile, car Arthur est très mal entouré. Ses chevaliers de la table ronde sont un faible renfort contre les défis qui se dressent sur la route : peureux, naïfs, stupides ou au contraire violents, archaïques et désordonnés, les troupes de Bretagne ne comprennent pas l’enjeu de la quête du Graal et peinent à se rendre utiles. L’entourage familial du roi n’est guère plus sensé : son quotidien déjà bien chargé est parsemé de conflits avec sa femme Guenièvre ou sa belle-famille. Pour couronner le tout, le pays est régulièrement la cible d’incursions barbares.

Les premiers jours de paix après la construction de Kaamelott et les débuts de la Quête du Graal cèdent vite la place à un quotidien plus difficile et morose pour le roi, qui doit maîtriser à la fois son caractère dépressif et les incessantes bourdes de son entourage tout en essayant de gouverner son royaume à sa manière, moderne et progressiste. Un combat de tous les jours où le roi légendaire va connaître bien des déboires.

Fiche technique Modifier

Personnages Modifier

Voir personnage de Kaamelott

Du fait de l’importance grandissante de leurs personnages, certains acteurs invités ont définitivement intégré la distribution de la série : Christian Bujeau (le maître d’armes), suivi de Bruno Salomone (Caius Camillus), François Rollin (Loth, roi d’Orcanie) et Antoine de Caunes (Dagonet) dans le Livre IV, ainsi que Claire Nadeau (Cryda de Tintagel), Alain Chabat (le duc d’Aquitaine), Géraldine Nakache (la duchesse d’Aquitaine), Christian Clavier (le jurisconsulte), Anouk Grinberg (Anna), Patrick Bouchitey (le pêcheur, père des jumelles), Guy Bedos (Anton, père adoptif d’Arthur)…

En dehors des invités, Alexandre Astier n’hésite pas à ajouter à la distribution déjà conséquente de nouveaux personnages principaux, même tardivement, dont l’importance dans la série croît rapidement. L’exemple le plus marquant est certainement Méléagant (joué par Carlo Brandt). La Table Ronde gagne aussi un nouveau chevalier dans le Livre V en la personne de Lionel de Gaunes (joué par Étienne Fague), le frère de Bohort.

La nouvelle structure narrative, cependant, se prête beaucoup moins qu’auparavant aux simples « vignettes » – un épisode unique, introduisant un personnage peu important pour la continuité et qui ne réapparaît jamais. Ces personnages ont désormais des rôles significatifs pour l’intrigue, parfois récurrents, souvent de personnages déjà mentionnés dans les livres précédents (Anna de Tintagel, Anton, le pêcheur). Le Livre VI ajoute notamment de très nombreux nouveaux acteurs, dont bon nombre d’acteurs confirmés comme Tcheky Karyo, Patrick Chesnais, Pierre Mondy ou encore Jackie Berroyer.

De par son nombre importants d’épisodes et son format court, Kaamelott présente un nombre conséquent de personnages dont la plupart n’apparaissent que sporadiquement et n’ont que peu d’importance dans l’histoire ; les personnages principaux et récurrents listés ici le sont en fonction de leur nombre d’apparitions.

Personnages principaux Modifier

Personnage Acteur/Actrice Rôle principal
Arthur Pendragon Alexandre Astier roi de Bretagne
Léodagan Lionnel Astier roi de Carmélide
Perceval Franck Pitiot chevalier du Pays de Galles
Karadoc Jean-Christophe Hembert chevalier de Vannes
Guenièvre Anne Girouard reine de Bretagne
Lancelot Thomas Cousseau chevalier du Lac
Bohort Nicolas Gabion chevalier de Gaunes
Père Blaise Jean-Robert Lombard prêtre de Kaamelott

Personnages récurrents Modifier

Personnage Acteur/Actrice Rôle principal
Séli Joëlle Sevilla reine de Carmélide
Yvain Simon Astier Chevalier
Merlin Jacques Chambon Enchanteur
Calogrenant Stéphane Margot Roi de Calédonie
Gauvain Aurélien Portehaut Chevalier
Mevanwi Caroline Ferrus Femme de Karadoc
Le tavernier Alain Chapuis Tavernier
Galessin Alexis Hénon Duc d’Orcanie
Hervé de Rinel Tony Saba Chevalier
Venec Loïc Varraut Bandit
Demetra Caroline Pascal Maîtresse du roi Arthur
La Dame du Lac Audrey Fleurot Dame du Lac
Le Maître d’armes Christian Bujeau Le maître d’armes
Guethenoc Serge Papagalli Paysan
Loth François Rollin Roi d’Orcanie

Épisodes Modifier

Modèle:Article détaillé

Livre I Modifier

Kaamelott est achevé, la cour est établie, les choses sérieuses peuvent commencer. Une grande Table Ronde est construite, autour de laquelle les chevaliers se réuniront pour organiser la Quête du Graal, diriger le royaume, narrer leurs aventures victorieuses pour la gloire des dieux et du peuple… Tout va pour le mieux. Du moins sur le papier, car en pratique, le roi Arthur réalise bien vite que ceux qui l’entourent, s’ils ne manquent pas de motivation, ne vont pas toujours dans le même sens que lui, ni à la même vitesse.

Livre II Modifier

Les chevaliers sont bien installés dans leurs rôles, le gouvernement est en place et stable, le royaume est régulièrement sous la menace d’incursions barbares mais l’unification des clans permet à l’armée de repousser les tentatives les unes après les autres. Le roi Arthur fait du mieux qu’il peut pour composer avec l’équipe disparate et passablement incompétente qui est supposée le seconder dans sa tâche ; les quêtes s’accomplissent avec plus ou moins de succès. Mais les prémices d’éléments dévastateurs font leur apparition : les relations se dégradent quelque peu entre le roi et son fidèle second, Lancelot, et la vie amoureuse du roi Arthur, peu flamboyante, ne l’aide pas à surmonter son désespoir chronique.

Livre III Modifier

La situation s’aggrave entre le roi Arthur et Lancelot. Le premier ne supporte plus que difficilement le rigorisme et l’élitisme du second, qui répond par le mépris à la souplesse dont fait preuve − selon lui − le roi dans sa façon de gouverner. Pour ne rien arranger, ce dernier s’éprend de dame Mevanwi, la femme du chevalier Karadoc ; commence alors une cour discrète et illicite, au regard de la loi et des Dieux.

Livre IV Modifier

L’irréparable s’est produit : Lancelot est entré en rébellion. Il a définitivement quitté la cour de Kaamelott et la Table Ronde pour mener sa propre Quête du Graal, à sa manière et en totale opposition avec Arthur, sans toutefois entreprendre une action militaire à son encontre. Pire, la passion adultère d’Arthur pour dame Mevanwi a eu une conséquence imprévue : la reine Guenièvre a elle aussi déserté, et rejoint son amant Lancelot dans le reniement. Soutenue militairement et financièrement par le roi Loth, toujours prêt à la traîtrise, la déchirure s’étend à tout le gouvernement, les chevaliers devant prendre parti pour le roi ou le renégat tout en acceptant son mariage interdit avec dame Mevanwi.

Livre V Modifier

La faute est réparée, Arthur s’est séparé de dame Mevanwi et a libéré Guenièvre de l’emprise de Lancelot, refaisant d’elle sa reine. Mais la situation ne peut plus guère s’améliorer. Lancelot a complètement disparu, et si certains le disaient fou et prétendent que la fuite de son amante l’a poussé à mettre fin à ses jours, Arthur est durement marqué par la disparition de l’homme qui a autrefois été son plus fidèle allié et ami. Lorsque sa mère et ses beaux-parents réclament du roi qu’il replante Excalibur dans le rocher pour rappeler au peuple qu’il est l’élu, Arthur s’exécute à contre-cœur avant de réaliser qu’une occasion s’offre à lui de changer le cours déplorable qu’a pris son existence.

Livre VI Modifier

Quinze ans avant Kaamelott. Arthur n’est encore qu’un simple soldat ; plutôt solitaire, sentimental, guère ambitieux et sans grand avenir, il n’attend pas grand chose de sa vie au sein d’un empire sur le déclin, mais les dieux et le Sénat en ont décidé autrement : le milicien anonyme va s’élever, jusqu’à devenir une des figures légendaires les plus célèbres de l’Histoire.

Production Modifier

Création et développement Modifier

En 2003, Alexandre Astier réalise et produit un court métrage Dies Irae de quatorze minutes, dont l’action se situe à l’époque arthurienne ; le thème et les personnages sont déjà très proches de ce qui donnera par la suite la série Kaamelott. Dies iræ remporte le prix du Public 2003 du festival Off-Courts et en 2004 du festival Comédia Juste pour rire de Montréal. Fort de ce succès, Alexandre Astier décide d’écrire et tourner six pilotes d’une série en format court, c’est-à-dire de cinq minutes environ par épisode. De nombreux acteurs de Dies iræ reprennent leurs rôles, et la série a un nom : Kaamelot[1]. La période est propice : la série Caméra café s’achève et la société de production CALT cherche un nouveau programme court à proposer à la chaîne M6. Séduits, Jean-Yves Robin et CALT commandent quatre nouveaux pilotes d’un format plus court encore afin de les présenter à la chaîne ; les bases de la série sont posées et M6 est conquise, commandant une saison de cent épisodes.

La majorité des comédiens n’a pas subi de casting – à l’exception d’Anne Girouard (Guenièvre), Caroline Pascal (Demetra)[2] et Guillaume Briat (le roi Burgonde)[3] – car Alexandre Astier ne fait appel qu’à des personnes qu’il a déjà vu jouer, au théâtre ou au cinéma[4].

Production et réalisation Modifier

Contrairement à d’autres séries notamment dans le cas des formats courts, Kaamelott est tourné à l’aide de deux caméras haute définition Sony. Ceci explique son budget bien plus élevé, équivalent à celui d’un téléfilm, voire d’un film ; les tournages en extérieur, de plus en plus fréquents au fil des saisons, augmentent également les dépenses. Ainsi, CALT a estimé le coût d’une saison de Kaamelott à deux millions d’euros environ, ce qui représente Modèle:Unité par épisode. En outre, pour les trois premiers livres où les scènes d’intérieur furent tournées en studio à Paris, les scènes d’extérieur étaient tournées dans la banlieue de Lyon.

Le tournage a été totalement délocalisé à Lyon à partir de la quatrième saison, Alexandre Astier étant originaire de la capitale de Rhône-Alpes ; les scènes de lac furent tournées autour du Lac Vert de Passy en Haute-Savoie, et celles du Château de Fallavier des Livres I à III à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère.

Alexandre Astier est à la fois l’unique auteur et scénariste de tous les épisodes à quelques rares exceptions ; il est également acteur et interprète le rôle d’Arthur. Il cumule également les activités de compositeur et interprète des musiques de la série[5].

Format Modifier

L’évolution narrative de la série va de pair avec le changement de format opéré à partir du Livre III. En effet, celui-ci voit l’apparition de doubles épisodes, c’est-à-dire d’épisodes en deux parties ''La Poétique'', ''L’Assemblée des rois'' et La Dispute) qui sont devenus de plus en plus présents dans le Livre IV ; ces épisodes permettent à l’auteur d’approfondir l’intrigue qu’il y développe. Événement marquant dans l’histoire de la série, le final du Livre IV introduit le premier épisode de sept minutes au lieu des habituels épisodes doubles de trois minutes trente chacun. Le Désordre et la Nuit Modèle:1re et 2e parties réunit donc les épisodes 99 et 100 en une seule unité narrative, sans interruption médiane. De plus, son « épilogue » unique est plus long que pour un épisode normal, et dépourvu des habituels crédits dans la partie inférieure de l’écran, augmentant son impact dramatique.

Le plus important changement de format de la série a lieu pour le Livre V, qui adopte un format long de huit épisodes de cinquante-deux minutes. Conformément à la volonté d’Alexandre Astier, le tournage a été réalisé en fonction de ce nouveau format, avec pour résultat un grand nombre de séquences inédites qui ont dû être coupées lors de l’adaptation au format court nécessaire à la diffusion quotidienne sur M6 ; ces épisodes courts sont donc amputés de certaines scènes. Les épisodes « longs » constituent une version director's cut que l’on trouve uniquement sur le coffret intégral de la saison, et présentent une saison davantage axée sur l’intrigue et le drame ; le changement de format induit un changement profond de la réalisation, laissant libre court aux plans-séquences et aux séquences plus et musicales. Quatre épisodes longs furent d’ailleurs diffusés en prélude au Livre V, reprenant les intrigues majeures du Livre.

Le Livre VI poursuit l’évolution de la série en adoptant un format classique de quarante-deux minutes ; il s’articule en neuf épisodes, les huit premiers épisodes constituant le livre VI proprement dit ; le neuvième et dernier épisode de la série sert de transition entre la fin du livre V et la suite cinématographique prévue. Ce format permet à l’auteur d’accélérer le rythme de la narration par rapport aux cinquante-deux minutes du Livre V[6].

Bien que la série fût originellement prévue pour être constituée de sept Livres, l’auteur a décidé, pendant l’écriture du Livre VI, que celui-ci serait le dernier, afin d’accélérer la transition narrative vers le cinéma[7].

Narration Modifier

Après des épisodes très indépendants et diffusés dans un certain désordre pour le Livre I, la série originellement conçue pour être suivie ponctuellement devient plus scénarisée et commence à suivre un ordre chronologique à partir de la fin du Livre II et surtout dans le Livre III. Si les épisodes peuvent toujours être suivis de manière isolée, ils font de plus en plus souvent référence à des événements qui se sont produits dans les épisodes précédents. Ainsi, la série intègre dès lors quelques éléments scénaristiques caractéristiques du soap opera et des nouvelles séries américaines, tels que le cliffhanger (introduit par La Dispute 2e partie, épisode final du Livre III).

Certains épisodes ont été écrits par d’autres personnes, en collaboration ou non avec Alexandre Astier : l’épisode L'Adoubement du Livre I a par exemple été écrit par Fabien Rault[8]. Le Livre II possède également quelques épisodes dont l’écriture est assumée par des personnes autres qu’Alexandre Astier : Joëlle Sevilla (Silbury Hill et Pupi, ce dernier étant co-écrit avec Alexandre Astier), Lionnel Astier (L’Enlèvement de Guenièvre), Nicolas Gabion (Plus près de Toi)[9]Fabien Rault est la seule personne qui ne fait pas partie de l’équipe Kaamelott au générique à avoir écrit un épisode (Le Portrait). Pour satisfaire le développement de l’histoire principale, les épisodes des Livres III et ultérieurs sont quant à eux écrits en intégralité par Alexandre Astier, sauf l’épisode La Pierre de Lune du Livre III qu’il a co-écrit avec Fabien Rault[10].

Comme Alexandre Astier le révèle, cette évolution narrative et le changement de format à partir du Livre V servent à préparer les longs métrages qui devront vraiment se différencier du « style série »[11].

Décors Modifier

La série devant faire ses preuves à l’antenne, le premier livre de Kaamelott fut, à de rares exceptions près, intégralement tourné en intérieur, dans des studios — anciens hangars désaffectés — près de Paris[12]. Le Livre II a néanmoins entamé un exode du tournage vers l’extérieur, intégrant de nouveaux décors tels que le parc du château, les temples, la forêt… Ce mouvement n’a dès lors cessé d’intégrer, à chaque nouveau livre, de nouveaux paysages : allée fleurie, tribune de tournoi, fortifications, village de paysans (dans le Livre III, tournés au Château de Montmelas-Saint-Sorlin dans la région Rhône-Alpes près de Villefranche-sur-Saône ainsi que le lac (Livre IV) et la montagne (Livre V). Chaque livre introduit de plus de nouveaux décors intérieurs, participant ainsi au perpétuel renouvellement du visuel de la série, comme par exemple la salle des coffres (Livre II), la salle de classe (Livre III), la bibliothèque et la tourelle sur la plage (Livre IV).

Le Livre V amène de nombreux nouveaux décors, comme la plage et les falaises, le phare, un paturage et une autre tourelle de guet ; on y voit aussi des scènes en montagne, et notamment le rocher où Excalibur était plantée. Quelques scènes sont tournées en forêt durant l’hiver.

Le Livre VI présente à lui seul beaucoup de nouveaux décors, à commencer par Rome dont les séquences sont tournées à la Cinecittà dans les décors de la série américaine Rome ; les décors bretons de Gaunes, du Pays de Galles, de Vannes et de la plage sont tournés en Bretagne à Ploemeur et Melrand.

Fichier:Cinecittà - Forum 1.jpg

Ces changements fréquents de décors sont favorisés par les modifications régulières des lieux de tournage. Ainsi, le Livre IV a été tourné, contrairement aux trois premiers livres, au Studio 24 à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon. Cette migration de la série, qui permet en outre une amélioration des décors et une plus grande liberté pour les acteurs et l’équipe technique, est le signe avant-coureur de la création d’un grand pôle audiovisuel en Rhône-Alpes, nommé Picsel, par la société CALT, M6 et le conseil régional.

Enfin, la tendance des dernières saisons est à l’évolution perpétuelle de l’esthétique générale de la série. En effet, le Livre IV introduit de nouveaux costumes pour les personnages, ainsi que des modifications visuelles comme la lumière, qui devient bien plus claire, et un étalonnage qui donne un grain différent des livres précédents.

Génériques et musiques Modifier

Pour l’ensemble de la série, les musiques sont composées par Alexandre Astier, y compris la musique du générique suivant le prologue. Ces génériques, bien que respectant le même thème musical et visuel – une animation d’Excalibur se plaçant sous le titre stylisé « Kaamelott » pour le souligner, devenant au final le logo de la série – sont différents à chaque nouveau livre. Les couleurs et le rythme de la musique changent, reflétant d'une certaine manière le ton global de la saison. Par exemple, le générique du Livre IV utilise des couleurs chaudes et ses effets spéciaux lui donnent un côté « flamboyant », qui contraste fortement avec le générique du Livre V, dans des tons froids et avec une musique plus sobre, qui souligne le côté très sombre de cet opus.

Un élément musical qui n’a jamais changé depuis le début de la série est la sonnerie de cor à l’ouverture d’un épisode, véritable « appel de ralliement » pour les spectateurs[13].

Dans les épisodes eux-mêmes, l’usage de la musique a aussi beaucoup évolué. Entendre un accompagnement sonore est rare dans les premiers livres ; absentes des scènes dialoguées, de telles musiques de fond servent surtout à renforcer un gag visuel (Le Plat national, La Parade), voire une scène d’action (L’Assemblée des rois 2e partie, Le Complot). Ceci change à mesure que la série devient plus dramatique ; un fond musical est couramment utilisé, surtout dans le Livre V, pour « donner le ton » et renforcer l’impact d’une scène. Un thème récurrent particulièrement notable est celui de la scène du baptême de Perceval dans Le Désordre et la Nuit ; cette musique marque l’apparition de Méléagant et devient pratiquement le leitmotiv de ce personnage et de ses machinations dans le Livre V.

Inspirations et références Modifier

Kaamelott n’est pas seulement une série ancrée dans l’univers arthurien ; elle tend aussi à puiser des éléments d’œuvres de fictions diverses.

Tout d’abord, l’auteur de la série, Alexandre Astier, a voulu que celle-ci « évolue dans un univers heroic fantasy […], un peu comme dans les jeux de rôle avec un monde médiéval dans lequel la magie existe. »[14]. Il y a ainsi nombre d’allusions à ces jeux. En particulier, beaucoup d’épisodes (Le Labyrinthe, La Grotte de Padraig, Le Chaudron rutilant, Les Volontaires, Le Dragon des tunnels, La Voix céleste, Le Guet, L’Oubli, Le Passage secret, Trois cent soixante degrés, La Menace fantôme, Mission, Le Dédale…) contiennent un élément de dungeon crawling (en français, « porte-monstre-trésor ») typique de Donjons et dragons. Plus spécifiquement, on peut trouver des références directes à Warhammer, à travers le personnage joué par Élie Semoun – appelé le Répurgateur – ou l’évocation des skavens dans l’épisode Arthur et les Ténèbres. Il existe aussi une référence au wargame dans l’épisode Le Jeu de la guerre du Livre IV, dans lequel Arthur et le roi des Burgondes jouent à un jeu de plateau, avec des pions, pour décider de l’issue d’un conflit.

Ensuite, la série traitant de la légende arthurienne de manière humoristique est à rapprocher du film Sacré Graal ! des Monty Python. Bien qu’Alexandre Astier se défende d’y avoir puisé l’intégralité de son inspiration[12] et que l’humour de Kaamelott, très cartésien et typiquement français, reste assez différent de l’humour absurde du groupe britannique, on peut souvent déceler des allusions à ce film, ainsi qu’à d’autres des Monty Python. Par exemple, dans l’épisode Un bruit dans la nuit, Bohort est terrifié à l’idée de rencontrer un « lapin adulte » dans la forêt – et dans le film des Monty Python, Bors est le premier chevalier victime du « Modèle:Lien ».

Dans leur style et leur vocabulaire, les dialogues de la série ne sont pas sans rappeler ceux de Michel Audiard : issus du langage de la rue, à la fois iconoclastes, irrévérencieux et très imagés. Alexandre Astier a déclaré à propos de Michel Audiard :

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Il y a au moins deux longs métrages dont je connais les dialogues par cœur : Le Cave se rebiffe et Les Vieux de la vieille. Et je regarde au moins deux films d’Audiard par semaine.
— {{{2}}}
[15]
Fichier:Château de Fallavier (donjon).JPG

Les références fréquentes aux druides, aux Romains et à la Gaule font bien évidemment penser aux aventures d’Astérix et Obélix – l’épisode Le Combat des chefs reprenant même le titre et le thème d’un album. Alexandre Astier mentionne d’ailleurs ce classique de la BD dans les interviews consacrées à sa propre série de bande dessinée, ainsi que l’influence significative de René Goscinny sur le comique et la narration[16]. Une référence directe à Panoramix, personnage de la bande dessinée Astérix et Obélix, est faite par Merlin dans Præceptores, épisode 3 du livre VI de Kaamelott, lorsque celui-ci distingue les druides bretons des druides gaulois, ces derniers étant « plus versé[s] dans la potion ». De plus, Merlin emploie souvent l’expression « môssieur » très chère à Astérix et Obélix lors de leurs fréquentes disputes.

De manière sous-jacente, on peut noter des hommages plus ou moins directs aux univers de fiction Star Wars et Stargate, dont le premier est particulièrement apprécié par l’auteur[17]. L’épisode Stargate II, par exemple, traite de la découverte d’un sabre laser et de la visite de Perceval sur Tatooine.

De même, dans l’épisode Stargate, il est clairement fait allusion à la série et au film du même nom, puisqu’on y trouve la présence d’une Porte des étoiles, appelée « Portail Démonique », visuellement fortement similaire aux portes de l’univers Stargate.

Finalement, on peut rapprocher cette série de La Vipère noire (Blackadder), série à grand succès de Rowan Atkinson[18]. En partie médiévale et n’abordant que rarement l’humour absurde, celle-ci met également en scène un homme puissant entouré d’une bande de bras cassés et qui tente à grand-peine de mener à bien ses plans. Ceci pourrait avoir créé un lien et des références entre les deux thèmes, notamment dans sa vision non conventionnelle de l’histoire de l’Angleterre.

La totalité de la série Kaamelott est quant à elle dédiée à l’acteur Louis de Funès, véritable icône des comédies populaires françaises des années 1970 ; l’allusion à l’acteur est également musicale puisque le thème qui accompagne les dernières minutes du Livre VI est la bande originale (musique de Raymond Lefèvre) du film Jo, dans lequel a joué Louis de Funès.

Diffusion Modifier

Diffusée en France du Modèle:Date au Modèle:Date sur la chaîne M6, Kaamelott a également été diffusée en Suisse, Belgique et Canada.

Sur RTS Deux depuis 2006, sur la chaîne valdo-fribourgeoise (Suisse) La Télé depuis 2009, ainsi que sur Club RTL en Belgique. Au Canada, elle est diffusée depuis le Modèle:Date en blocs de 30 minutes sur Historia[19]. La série a également été diffusée sur TV5 Monde Europe et TV5 Monde USA.

Réception Modifier

Dès son lancement, Kaamelott réunit un public important qui atteindra les cinq millions de téléspectateurs – soit environ 16,3 % de parts de marché en 2006 lors de la diffusion du Livre IV[20], atteignant même un record de 5,6 millions de téléspectateurs le Modèle:Date, soit 20,2 % de part de marché[21]. Six semaines auront suffi à la série pour atteindre la même part de marché que Caméra café en trois ans. En 2005, M6, satisfaite, annonce qu’elle commandera six cents épisodes supplémentaires, à raison de deux cents épisodes tournés par an, ainsi que deux soirées spéciales en « prime time » de deux fois cinquante-deux minutes, diffusées le Modèle:Date (en prélude au Livre V) et le Modèle:Date (après une pause au milieu du Livre V).

Œuvres dérivées Modifier

Outre la série télévisée, l’univers de Kaamelott se décline aussi à travers des œuvres dérivées, sur différents supports :

DVD Modifier

Les saisons de la série Kaamelott se décomposent en six « livres » disponibles à la vente en intégralité chez M6 Vidéo en DVD ainsi qu'au format Blu-ray pour les livres V et VI :

La version intégrale du Livre I propose en bonus un bêtisier, le court-métrage Dies iræ et les dix épisodes pilotes.

  • Livre II : bande annonce Livre I, II, III + bêtisier.
  • Livre III : bande annonce livre IV + bêtisier.
  • Livre IV : bande annonce livre V + bêtisier.
  • Livre V : bande annonce livre VI + bêtisier + interview Alexandre Astier à Cinecittà dans les décors de Rome.
  • Livre VI : making of + bêtisier.

Il y a également un documentaire en plusieurs parties réalisé par Christophe Chabert, intitulé Aux sources de Kaamelott :

  • Acte I : Les Mœurs et les Femmes (Livre II intégrale)
  • Acte II : La Magie et l’Église (Livre III intégrale)
  • Acte III : L’Art de la guerre (Livre IV intégrale)
  • Acte IV : Géopolitique du Royaume (Livre V intégrale)
  • Acte V : Les chevaliers de la Table Ronde (Livre VI intégrale)

Ce documentaire explore les corrélations entre Kaamelott, les légendes arthuriennes et les mœurs médiévales, en s’appuyant sur de nombreux témoignages d’universitaires et d’historiens, entrecoupés d’interviews avec les acteurs de la série.

Livres Modifier

Écrite par l’historien Éric Le Nabour avec la collaboration d’un spécialiste du monde médiéval, Martin Aurell, Kaamelott (Éditions Perrin) est une trilogie de livres constituant une vulgarisation de la légende arthurienne et de l’histoire du Moyen Âge. Les livres abordent aussi bien le rôle des femmes que celui du christianisme naissant, du druidisme persistant, et permettent d’esquisser un roi Arthur « historique ».

Bande dessinée Modifier

Modèle:Article détaillé

Une série de bande dessinée Kaamelott a débuté en Modèle:Date. On y retrouve les personnages de la série dans des histoires complètes (une par tome) et parallèles au Livre I[16]. Cette série, prévue pour être constituée de trois tomes initialement[23], est scénarisée par Alexandre Astier et dessinée par Steven Dupré, dessinateur flamand.

N° tome Titre Parution originale Synopsis
1 L’Armée du Nécromant 2006 Arthur, Léodagan, Bohort, Lancelot, père Blaise ainsi que Perceval, Karadoc et Merlin, partent à la recherche d’un sorcier qui sème le trouble en envoyant des morts-vivants attaquer Kaamelott…
2 Les Sièges de Transport 2007 Perceval et Karadoc partent à la recherche d’un tabouret magique qui permet à quiconque s'assoit dessus de se téléporter sur un autre tabouret, dans le Languedoc. Le chef viking Haki est lui aussi à la recherche de ces objets, et menace d’envahir l'île de Bretagne.
3 L'Énigme du Coffre 2008 Arthur, Lancelot, Léodagan, Karadoc et Perceval enquêtent sur la disparition des convois d’or qui n'arrivent plus à Kaamelott.
4 Perceval et le Dragon d'Airain 2009 Lancelot part combattre le Dragon d’Airain. Mais Perceval, avec son furet de guerre, compte bien prouver son courage et sa valeur en terrassant le monstre.
5 Le Serpent Géant du Lac de l'Ombre 2010 Suite à leur premier échec à débarrasser les habitants de la région du serpent géant qui les terrorise, Perceval et Karadoc retournent au Lac de l’Ombre pour en découdre.
6 Le Duel des Mages 2011

La toute-puissance de Merlin est remise en question. Sous peine de perdre le prestigieux poste d'Enchanteur de Kaamelott, il devra prouver ses pouvoirs et affronter les mages qui viendront le défier.

7 Contre-attaque en Carmélide 2012 Inconnu

Nouvelles Modifier

Interrogé dans le 17e épisode de l'émission J’irai loler sur vos tombes[24] diffusée le Modèle:Date, Alexandre Astier a annoncé l’écriture d’un recueil de nouvelles intitulé Kaamelott : Résistance afin d’assurer la transition du Livre VI vers les longs métrages. Comportant une dimension graphique, ce livre racontera la résistance qui s’organise en opposition au régime dictatorial que fait peser Lancelot sur le royaume de Logres, un peu à l’image de l’Occupation en France[25].

Notes et références Modifier

Modèle:Références

Voir aussi Modifier

Bibliographie Modifier


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