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Guenièvre
Anne-girouard-kaamelott

Nom original

Surnom : La reine
Région natale : Carmélide
Genre : Femme
Cheveux : Noir
Yeux : Brun
Activité : Reine de Bretagne
Famille : *Yvain (frère)
  • Léodagan (père)
  • Goustan le Cruel (grand-père)
  • Séli (mère)
Première apparition :
Dernière apparition :
Phrase récurrente : Bon alors aujourd'huis on le fais!
Interprété par : Anne Girouard

Guenièvre est la femme d’Arthur Pendragon et reine de Bretagne. D’une nature assez naïve, il arrive souvent qu’elle irrite son mari. Malgré ses apparitions récurrentes, son rôle et son caractère n’ont évolué qu’à partir des derniers Livres.

Casting Modifier

Le personnage de Guenièvre fit son apparition dès le Court métrage Dies Irae alors jouée par Gaëlle Konaté. Vanessa Guedj reprendra le rôle dans les premiers épisodes pilotes. Alexandre Astier choisira finalement Anne Girouard pour camper la reine.

Biographie Modifier

Guenièvre, reine de Bretagne, est la femme d’Arthur. Dans Kaamelott, elle est naïve, pieuse, spontanée et a souvent des idées saugrenues. Le tavernier (dans l’épisode L’Escorte II) l’a qualifiée de « con comme une chaise » . Elle est aussi souvent le personnage par lequel passent les idées féministes de l’auteur.

S’ennuyant ferme au château, Guenièvre s’invente souvent des occupations dans les domaines les plus divers, comme de préparer les fêtes d’anniversaire de chacun (''Merlin l’archaïque''), d’organiser une réunion des femmes de chevaliers (''Au Bonheur des Dames'') ou d’interpréter une tragédie grecque (''Guenièvre et Euripide'')…

L’union entre Arthur et Guenièvre est avant tout un mariage d’intérêt, nouant une alliance politique entre la Carmélide et la Bretagne. Un détail dont Guenièvre ne prendra cependant pas conscience avant une dizaine d’années de mariage, malgré le fait qu’elle n’ait été présentée à son futur époux que quelques jours à peine avant la cérémonie ''Le Repas de famille" .

Guenièvre a de nombreuses idées préconçues sur ce mariage arrangé, venant de son éducation. Elle est naïve au point de croire par principe (au début) qu’elle aime son mari, voire d’être aimée en retour ''La Potion de vérité''. Elle est surtout consciente de son rôle et de ses fonctions, qui impliquent un complet assujettissement au roi, faisant passer son bien-être avant le sien ''La Romance de Lancelot'', même si cela ne la rend pas heureuse ''La Pâte d’amande''.

Délaissée par son époux qui lui préfère ses maîtresses (avec qui elle entretient de très bons rapports amicaux), Guenièvre tente de récupérer ses faveurs par nombre de stratagèmes, par exemple au moyen de potions (ex. ''Lacrimosa'', sans jamais parvenir au moindre résultat probant. Ce n’est pas toujours de sa propre faute, néanmoins, car elle joue souvent aussi de malchance ''La Potion de vivacité''.

Bien que l’importance capitale de fournir un héritier mâle au royaume lui soit souvent rabâchée par sa mère Séli, cette dernière n’a guère assuré l’éducation sexuelle de sa fille. Guenièvre est d’une ignorance quasi-complète en ce qui concerne la sexualité. Elle sait tout au plus qu’il y a une vague corrélation entre le fait qu’Arthur ne la touche jamais et celui qu’elle ne tombe pas enceinte (La Potion de fécondité). Même lorsque les maîtresses du roi lui inculquent finalement quelques notions, elle ne se montre pas très enthousiaste ''La Ronde II''.

Guenièvre n’étant guère observatrice, pendant longtemps elle ne remarquera absolument pas l’affection que lui porte Lancelot. Malgré cela, elle apprécie la prévenance du Chevalier du Lac à son égard, qui devient le « réceptacle attentif des ses questionnements les plus enfouis » (selon les mots mêmes de Lancelot, autrement dit, son confident...). À la fin du Livre III, Bohort lui révèle que Lancelot est amoureux d’elle ''Hollow Man''. Cela, combiné à la découverte qu’Arthur la trompe avec la femme de Karadoc, la décidera à partir rejoindre son soupirant ''La Dispute 2éme partie'' .

L’idylle sera de courte durée, néanmoins. En effet, Guenièvre éprouve des difficultés à vivre dans une forêt hostile, et regrette le confort de Kaamelott ''Une vie simple''. De plus, du fait de leur inexpérience mutuelle, Lancelot et Guenièvre s’avèrent incapables de pratiquer ensemble les choses de l’amour ''Les Novices''. Guenièvre va vers une grande déconvenue à mesure qu’elle découvre la possessivité dont Lancelot est capable ''La Rémanence'', au point qu’il finit par l’attacher à son lit pour « [lui] épargner la tentation de partir » ''Double Dragon''. Arthur la récupèrera finalement à la fin du Livre IV alors que Lancelot est en mission ''Le Sauvetage''.

Dans le Livre V, Guenièvre est rétablie dans sa position de reine de Bretagne et reprend sa relation houleuse avec Arthur. Cependant, elle semble désormais avoir plus de velléités à s’intéresser aux affaires de l’État, au point de poser parfois des questions pertinentes – voire embarrassantes – à son mari sur sa manière de gérer le royaume ''Les Exilés''. Elle ira jusqu’à exiger qu’il quitte la chambre royale le jour où il replante Excalibur dans le rocher, arguant (incorrectement) que, sans son épée, il n’est plus roi et que c’est à elle de choisir son successeur ''La Roche et le Fer''. Sous la pression de son père Léodagan, elle le désignera roi de Bretagne.

Elle va également se rapprocher de son mari. Elle part avec lui dans sa quête de ses enfants, bien qu’elle ait dû abandonner après s’être blessée. Elle s’occupe de lui ensuite, quand il revient de sa quête, avec un zèle qui étonne Arthur. Lorsqu’il lui demande si elle s’impliquait autant dans sa vie avant, elle répond que c’est plus facile maintenant qu’il est au plus bas. Elle fait ce que toute femme de roi fait en s’occupant de son époux, bien qu’il continue de ne pas la toucher.

Depuis qu’il l’a ramenée de chez Lancelot, leurs rapports ont beaucoup évolués : on ne les voyait jamais ensemble en dehors de leur chambre et de la salle à manger, mais dans la dernière scène elle lui apportait un savon pour son bain. Elle n’a d’ailleurs pas révélé où était son mari à Lancelot quand celui-ci le lui a demandé, mais il l’a deviné grâce au savon qu’elle tenait.

Dans le Livre VI, on apprend qu’elle rêvait d’un mari aux cheveux blonds (ce qui n’est pas le cas d’Arthur, mais bien celui de Lancelot) qui l’emporterait dans ses bras loin, très loin (ce que Lancelot a fait) Guenièvre prend également du caractère, puisqu’elle n’hésite pas à s’échapper de Carmélide, à se disputer avec sa belle-mère Ygerne pour accéder au chevet d’Arthur (Épisode ''Dies Irae'') et à traiter la redoutable tante Cryda de « grosse gouine ».

Arthur se montre souvent méchant avec elle (il lui explique en détails, par exemple, le fonctionnement d’un outil de torture qui consiste à introduire un rat dans « un orifice » du supplicié). Elle semble être le défouloir du roi lorsque celui-ci a du mal à supporter ses journées. C'est d’ailleurs son départ qui marque le début de la déliquescence du royaume, ce qui montre son importance fondamentale dans le système précaire qu’a instauré Arthur pour équilibrer la cour de Kaamelott. Personnage passif, elle est en fait un support puissant pour le roi qui se libère de sa frustration sur elle qui encaisse en silence les mauvais traitements. Dans les dernières saisons, elle devient plus active, et ose remettre en question les décisions de son mari, jusqu’au moment où elle l’accusera ouvertement de la rendre malheureuse volontairement, dans le dernier épisode.

Sa relation avec Arthur apparaît de plus en plus tragique dans les deux dernières saisons, et la répulsion qu’il montre envers elle semble de plus en plus liée au passé d’Arthur qu’à sa personnalité.

Caractère Modifier

Guenièvre est naïve et le plus souvent crédule. Elle semble ne pas avoir beaucoup d'éducation ou de culture générale.

Phobies Modifier

Guenièvre est très superstitieuse et a peur de l’orage, car c’est la marque de la colère des dieux.[1] Elle a également la phobie des oiseaux, quoiqu’elle admette que cela n’a rien de logique : en effet ce qui lui terrifie c’est « qu’ils n’ont pas de bras ».[2] Enfin, elle est aussi effrayée par Ygerne, la mère d’Arthur.[3]

Références Modifier

  1. ''Guenièvre et l'Orage'' Livre I.
  2. ''Guenièvre et les Oiseaux'' Livre I.
  3. ''La Veillée'' Livre III.